La sophrologie et les trois stades de la méditation 1

Méditer commence souvent par apprendre à se poser, poser son corps et poser son esprit, arrêter de bouger sans cesse son corps (souvent on ne s’en rend pas compte) et arrêter de passer d’une pensée à l’autre. Ce deuxième aspect est peut-être le plus difficile car le moins visible. Des gens peuvent nous dire d’arrêter de bouger, parce que ça les dérange, mais on nous dit rarement d’arrêter le flot de nos pensées tout simplement parce que ça ne se voit pas. Tout au plus, on nous reprochera de ne pas être assez attentif, assez concentré.

La concentration est le premier stade de la méditation. Pour parvenir à maîtriser (un tant soit peu) le flot de ses pensées, une méthode consiste à se concentrer sur une seule chose et observer comment notre esprit a tendance à divaguer à partir de là ou tout simplement à passer à autre chose. Il faut alors le ramener gentiment mais fermement à la chose sur laquelle on a décidé de s’arrêter. Juste s’arrêter, pas réfléchir dessus, mais juste observer.

Cette « chose » peut être notre respiration (j’observe comment je respire, comment est ma respiration à cet instant précis..) ou un objet neutre c’est-à-dire un objet qui n’évoque pas d’émotion particulière en nous qu’on va observer, regarder, peser, toucher mentalement, goûter…jouer avec même.

Cet apprentissage de la concentration pour maîtriser le cours de ses pensées se retrouve dans la relaxation dynamique 1er degré de la sophrologie, « RD1 » qui nous aide à nous connecter avec notre intériorité corporelle et dont la dernière partie – la concentration sur l’objet neutre – est équivalente à la méditation samatha ou chiné (tibétain).

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